Deuxième édition de la Conférence sur l’Éducation : « Droit pour eux, devoir pour nous (CEDEDN) ».

Thème : éducation à l’environnement et au développement durable (EEDD) – défis et perspectives pour la République Démocratique du Congo (RDC).

La deuxième édition de la CEDEDN, consacrée au thème de l’éducation à l’environnement et au développement durable (EEDD) : défis et perspectives pour la RDC cette année, s’est tenue via google Meet, ce 19 juillet 2025, date commémorant la 1er édition. Elle a réuni des experts, éducateurs, décideurs publics et représentants de la société civile autour d’un objectif commun : faire de l’éducation environnementale un pilier stratégique pour l’avenir du développement durable en RDC.

Durant cette rencontre riche en échanges, plusieurs panels ont abordé les défis et les perspectives liés à l’EEDD.

Éduquer pour mieux protéger

Durant le premier panel, Mr Ernest Dembele, coordonnateur Nationale de la structure PCQVP, a souligné que l’éducation environnementale est bien plus qu’une discipline scolaire : elle forge une conscience collective et citoyenne. Il a notamment présenté l’exemple des « écoles vertes » au Mali, des établissements qui allient pédagogie et actions concrètes pour l’environnement. Une initiative à encourager en RDC.

Une éducation adaptée aux réalités congolaises

Me Vincent NGOYI, expert en environnement, et Mme Yvonne Musau Kashala, responsable d’établissement scolaire en RDC, ont coanimé le second panel, au cours duquel ils ont plaidé pour l’intégration effective de l’éducation environnementale dans les programmes scolaires et techniques. Leurs interventions visaient à sensibiliser largement à la nécessité de protéger la biodiversité et à répondre aux enjeux climatiques actuels. Ils ont particulièrement insisté sur l’importance d’un alignement entre les contenus éducatifs ou de formation et les comportements à l’âge adulte, appelant à une véritable synergie intergénérationnelle voir étatique pour garantir l’impact durable de l’éducation à l’environnement et au développement durable (EEDD).

Le rôle central de l’État

Lors du panel animé par M. Gauthier Kisolo, Assistant du Directeur à l’INPP, ce dernier a mis l’accent sur le rôle central que l’État doit assumer dans la mise en place d’une éducation environnementale équitable et inclusive. Il a souligné les opportunités offertes par la formation professionnelle dans les métiers verts, notamment à travers des institutions comme l’INPP, qui forment des techniciens spécialisés dans la gestion durable des ressources naturelles. Ce mécanisme étatique, selon lui, mérite un soutien accru sous toutes ses formes.

Filles, femmes et leadership environnemental

Mme Johanna Kamala Directrice Nationale KAM Foundation, figure engagée pour les droits des femmes, a rappelé que l’inclusion des filles et des femmes dans les politiques environnementales est indispensable pour une transition juste et durable En RDC, la mauvaise répartition des ressources qu’elles soient économiques, éducatives ou environnementales se traduit souvent par une forme cachée de violence basée sur le genre (VBG). L’exclusion des filles des opportunités de développement, ainsi que leur accès restreint aux ressources disponibles, accentuent leur vulnérabilité et constituent un frein majeur à une transition vers un développement plus équitable. Elle a mis en avant deux programmes phares de l’association, notamment Kobatela et KAM For Women, qui mobilisent les communautés autour de la protection et de la gestion durable de l’environnement, tout en favorisant l’autonomisation des femmes dans ce secteur clé.

Pour sa part, Mme Adja Diallo du Mali, a présenté les actions menées par son association en faveur de la sensibilisation au changement climatique et à la promotion du recyclage à titre d’exemple et insisté sur l’importance de former la jeunesse en particulier les filles afin qu’elles prennent pleinement conscience de leur rôle dans la construction d’un développement durable que nos pays africain recherchent. Parmi les initiatives phares figurent la fabrication de sacs à partir de déchets plastiques et l’organisation d’activités de nettoyage dans les quartiers. Elle a encouragé la multiplication de telles actions à travers l’Afrique, surtout en RDC, tout en appelant à un renforcement de la coopération panafricaine, notamment entre le Mali et la RDC.

Partenariats locaux pour un impact global

Lors du cinquième panel, Mme Kamala a insisté sur l’importance des partenariats communautaires dans la réussite de l’EEDD. Pour elle, l’implication du gouvernement, des chefs coutumiers, des jeunes, des écoles et des associations locales est essentielle pour bâtir des politiques écologiques inclusives voire efficaces.

Autres Contributions

Cheick Keita (ambassadeur IHRC) a rappelé l’importance de la culture et des savoirs ancestraux dans la protection de l’environnement. Il a proposé d’introduire ces savoirs dans les programmes éducatifs, avec des actions concrètes comme la plantation d’arbres par les élèves.

Mamadou Lamarana Diallo (Activiste Guinéen) a insisté sur le rôle des États dans la mise en œuvre de politiques environnementales concrètes, notamment face à la pollution et à l’exploitation minière. Il a plaidé pour une implication renforcée des jeunes et des femmes dans la gestion des ressources naturelles.

Une déclaration ambitieuse

En conclusion, les participants ont adopté une déclaration commune, adressée au gouvernement congolais ainsi qu’aux différents acteurs du secteur. Celle-ci contient plusieurs recommandations, notamment :

  • L’intégration de l’EEDD à tous les niveaux éducatifs ;
  • le renforcement de capacités des filles et des femmes ;
  • Soutenir les formations aux métiers verts ;
  • Implication des communautés locales et les leaders traditionnels ;
  • Développement des synergies intersectorielles durables.

Pour la consulter, veuillez cliquer sur le lien ci-dessous :

Vous trouverez ci-après le rapport synthétique de la conférence virtuelle.

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1 Comments On « Deuxième édition de la Conférence sur l’Éducation : « Droit pour eux, devoir pour nous (CEDEDN) ». »

  1. La conférence est très encourageante pour l’avenir durable de la RDC. Pour renforcer l’impact de l’éducation à l’environnement, je conseille d’établir un partenariat avec CROPCAPITAL, un cabinet conseil dédié au développement des filières agricoles, agroalimentaires et forestières.

    Leur programme CROP KELASI, dédié à l’éducation agricole auprès des écoles, pourrait parfaitement compléter les actions d’EEDD en intégrant des savoirs pratiques liés à l’agriculture durable.

    Cette collaboration permettrait d’enrichir les programmes scolaires avec des contenus concrets et adaptés aux réalités locales, tout en sensibilisant les jeunes aux enjeux agricoles et environnementaux de manière interactive et engageante.

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