AWNR a participé à la 2e édition de la Conférence des OSC du Bassin du Congo à Kinshasa.

En marge de la COP 30, AWNR a pris part, à Kinshasa du 30 au 31 octobre 2025, à la Conférence des Organisations de la Société Civile (OSC) du Bassin du Congo, placée sous le thème :« Du dialogue à l’action : construire un front régional uni pour le climat », organisée par Greenpeace Afrique – branche RDC.

Cet événement majeur a rassemblé des représentants de la société civile venus de six pays : la République démocratique du Congo, la République du Congo, le Cameroun, le Gabon, la République centrafricaine et la Guinée équatoriale, aux côtés de leaders autochtones, d’organisations communautaires, d’experts en environnement, d’institutions publiques et de partenaires techniques. Ensemble, nous avons élaboré une feuille de route commune pour la protection durable du Bassin du Congo.

En effet, le Bassin du Congo constitue le deuxième plus grand massif forestier tropical continu au monde. Il assure la nourriture, l’eau et l’abri de plus de 75 millions de personnes. Cependant, l’exploitation non réglementée de ces forêts menace directement les moyens de subsistance de millions de ménages, alimente les réseaux transnationaux du crime organisé et contribue de manière significative à l’aggravation du changement climatique.

Des activités telles que l’exploitation minière illégale accentuent la déforestation du Bassin et sont souvent facilitées par la complicité de certains hauts fonctionnaires, qui tirent profit de leur position de contrôle sur la gestion des ressources naturelles. Il était donc essentiel pour AWNR de s’associer aux organisateurs afin de faire entendre la voix des sans-voix, en soutenant la protection et la gestion durable du Bassin du Congo, tout en reconnaissant et respectant les droits des communautés locales et des peuples autochtones.

Déclaration de Kinshasa

À l’issue de cette rencontre, la Déclaration de Kinshasa a été amendée et publiée. Elle appelle les gouvernements, les organisations et les partenaires à :

  1. Mettre fin à la déforestation, à l’exploitation illégale et non durable des ressources naturelles, ainsi qu’à la logique extractiviste héritée du modèle colonial de développement, afin de promouvoir une gouvernance fondée sur la justice, la souveraineté des peuples et la durabilité.
  2. Investir dans des modèles de développement écologiquement responsables et socialement justes, notamment l’agroécologie, la transformation locale des ressources, les emplois verts et les programmes de reforestation.
  3. Promouvoir une conservation fondée sur les droits, qui reconnaît pleinement les droits des communautés locales et des peuples autochtones, en garantissant leur participation effective à la gestion des écosystèmes et à la prise de décision.
  4. Reconnaître, protéger et promouvoir les droits des peuples autochtones et des communautés locales, en intégrant leurs savoirs, leurs voix et leurs priorités dans les politiques publiques.
  5. Structurer l’expertise régionale pour concevoir des projets pertinents et ancrés dans les réalités locales, et exiger un allègement des procédures d’accès au financement pour les États, les organisations, les peuples autochtones et les communautés locales.
  6. Renforcer la sécurisation foncière et forestière des communautés locales et des peuples autochtones, afin de prévenir l’accaparement des terres et de préserver leurs moyens de subsistance.

La participation de AWNR à cette conférence réaffirme son engagement pour la protection du Bassin du Congo, la justice climatique et la défense des droits des communautés locales. Ensemble, nous œuvrons pour que les engagements de la Déclaration de Kinshasa se traduisent en actions concrètes et durables au service des générations futures.

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